barbare

barbare [ barbar ] adj. et n.
• 1308; lat. barbarus
1Étranger, pour les Grecs et les Romains et, plus tard, pour la chrétienté. Les invasions barbares. Une esclave barbare. N. « Rome, devenue la proie des barbares » (Bossuet).
2Vieilli Qui n'est pas civilisé. arriéré, primitif, sauvage. N. « Dans la progression des lumières croissantes, nous paraîtrons nous-mêmes des barbares à nos arrière-neveux » (Chateaubriand). Fig. C'est un barbare, un inculte, incapable d'apprécier les beautés de l'art. ⇒ béotien, brute, ignorant.
3Qui choque, qui est contraire aux règles, au goût, à l'usage. grossier, rude. Manières, style, terme, musique barbares. Une façon de parler barbare. incorrect; barbarisme. Par ext. D'une force puissante et non policée. « Ce livre barbare, mal équarri, sans art, sans grâce » (A. Gide).
4Vx Qui a la cruauté du barbare. cruel, dur, féroce, impitoyable, inhumain, sauvage. « La populace toujours barbare quand on lui lâche la bride » (Voltaire). Mod. (Choses) Un crime barbare. C'est barbare de le séparer de son enfant.
⊗ CONTR. Civilisé, policé, raffiné. 1. Bon, humain.

barbare adjectif et nom (latin barbarus, du grec barbaros, étranger) Qui agit avec cruauté, sauvagerie : Ces barbares avaient massacré des milliers d'innocents.barbare (synonymes) adjectif et nom (latin barbarus, du grec barbaros, étranger) Qui agit avec cruauté, sauvagerie
Synonymes :
- arriéré
- féroce
Contraires :
- bon
- civilisé
- cultivé
- éclairé
- lettré
- policé
- raffiné
barbare adjectif Qui manifeste de la cruauté, qui est inhumain : Répression barbare. Grossier, contraire au bon goût, aux usages : Une musique barbare. Qui n'est pas conforme aux normes de la langue : Terme barbare.

barbare
adj. et n.
d1./d ANTIQ étranger, chez les Grecs et les Romains.
|| Subst. Un barbare.
d2./d Par ext. Qui n'est pas civilisé. Une peuplade barbare.
|| Mod. Cruel, féroce. Une foule barbare voulut assister à l'exécution.
d3./d (Choses) Grossier, qui choque le goût. Quelle musique barbare!

⇒BARBARE, adj. et subst.
I.— Étranger, soit par sa race, soit par son appartenance à une autre civilisation :
1. On n'a jamais appelé Socrate barbare. Il était impossible d'appeler ainsi un grec (...). Je trouve d'ailleurs que dans ce passage vous jouez un peu sur les mots. Dans notre langue, barbare a deux sens principaux : sauvage, non cultivé et cruel. Un peuple très barbare peut être fort doux et un peuple très civilisé très barbare.
MÉRIMÉE, Lettres à Viollet-le-Duc, 1870, p. 31.
A.— Adj. [P. rapp. aux Grecs, aux Romains et ensuite à toutes sortes de peuples] Qui est étranger à telle race, à tel pays parce qu'il n'en parle pas la langue ou qu'il vit en dehors de sa civilisation :
2. Travaillé aux extraits. Achevé celui d'Euripide. Extrait le Prométhée d'Eschyle. Cette pièce est évidemment d'origine barbare, c'est-à-dire étrangère à la Grèce, et a un sens allégorique.
CONSTANT, Journaux intimes, 1804, p. 109.
SYNT. Être de race, de sang barbare; cavalerie, chef, princesse, roi barbare; art, chapiteau, chariot, festin, luxe, musique barbare; idiome, religion barbare; bracelets, monnaies barbares; coutumes, lois barbares; époques, invasions barbares.
Emploi subst. Les barbares ibères, gaulois, mongols; les barbares du Nord :
3. Il y a un sentiment, un fait qu'il faut avant tout bien comprendre pour se représenter avec vérité ce qu'était un barbare : c'est le plaisir de l'indépendance individuelle, le plaisir de se jouer, avec sa force et sa liberté, au milieu des chances du monde et de la vie; les joies de l'activité sans travail; le goût d'une destinée aventureuse, pleine d'imprévu, d'inégalité, de péril.
GUIZOT, Hist. gén. de la civilisation en Europe, 1828, p. 33.
B.— (Cf. aussi infra II B). Primitif, mal dégrossi :
4. Les Libyens et les nomades qui composaient l'armée d'Autharite connaissaient à peine ces mercenaires, hommes de race italiote ou grecque; et puisque la république leur offrait tant de barbares contre si peu de Carthaginois, c'est que les uns étaient de nulle valeur et que les autres en avaient une considérable.
FLAUBERT, Salammbô, t. 2, 1863, p. 2.
P. métaph. :
5. ... Shakespeare est un barbare; mais c'est un barbare de génie. Son fatras abonde en traits sublimes : toute passion s'exalte sous sa plume; ...
JOUY, L'Hermite de la Chaussée d'Antin, t. 5, 1814, p. 270.
6. [Van Bergen] avait dans l'esprit quelque chose de primitif et de violent. (...). Il était resté barbare, brutal, et fougueux. Il avait le goût, la passion des couleurs sanglantes, heurtées, blessantes, des violences, des vastes scènes.
VAN DER MEERSCH, L'Empreinte du dieu, 1936, p. 91.
II.— Emplois fig. et affectifs
A.— Péjoratif
1. (Celui) qui n'est pas encore ou n'est plus civilisé, qui appartient à un niveau inférieur d'humanité :
7. Au fond, tout Danois est certain que le Danemark seul existe nécessairement et que ce qui n'est pas lui pourrait fort bien ne pas exister. Passé la frontière de cette Chine minuscule, il n'y a plus que des barbares, une humanité inférieure.
BLOY, Journal, 1899, p. 302.
P. iron. [En parlant des gens du monde] (Celui) qui est inconscient :
8. Un des moi, celui qui jadis allait dans ces festins de barbares qu'on appelle dîners en ville et où (...) les valeurs sont si renversées que quelqu'un qui ne vient pas dîner après avoir accepté, ou seulement n'arrive qu'au rôti, commet un acte plus coupable que les actions immorales dont on parle légèrement pendant ce dîner, (...) ce moi-là en moi avait gardé ses scrupules et perdu sa mémoire.
PROUST, Le Temps retrouvé, 1922, p. 1039.
2. (Celui) qui est cruel, sans humanité. Exécution, folie, fureur, torture barbare. Synon. brutal, criminel, dur, farouche, impitoyable, inflexible, monstrueux, sanguinaire, sauvage :
9. — Mais c'est horrible, docteur! M'écorcher vif! Tailler des lanières dans la peau d'un homme vivant! C'est barbare, c'est moyen âge, c'est digne de Shylock, le juif de Venise!
ABOUT, Le Nez d'un notaire, 1862, p. 93.
3. (Celui) qui va à l'encontre du bon usage, des règles du bon goût, ou des lois de la raison.
a) [En parlant d'une pers.] (Celui) qui est ignorant, maladroit :
10. ... les quatre liasses inégales de papier (...) dans lesquelles le public (...) a bien voulu voir (...) Han d'Islande, avaient été tellement déshonorées d'incongruités typographiques par un imprimeur barbare, que le déplorable auteur (...) était (...) livré au supplice d'un père auquel on rendrait son enfant mutilé...
HUGO, Han d'Islande, 1823, p. 11.
11. La surprise d'un barbare (nous appelions ainsi tous les gens qui ne savaient pas ce qu'avait de particulier le samedi) qui, étant venu à onze heures pour parler à mon père, nous avait trouvés à table, était une des choses qui, dans sa vie, avaient le plus égayé Françoise.
PROUST, Du côté de chez Swann, 1913, p. 111.
b) [En parlant d'une chose, en partic. d'une œuvre de l'esprit hum.] Art barbare ou gothique, langue, latin, mot, nom barbare :
12. Il m'apparaît parfois que ce livre [Le Buisson ardent], barbare, mal équarri, sans art, sans grâce et de qualités en apparence si peu françaises, reste ce qui a été produit en France de plus important, ou du moins de plus typique, par notre génération.
GIDE, Journal, 1917, p. 617.
B.— Laudatif
1. [En parlant d'une pers., d'un peuple] (Celui) qui est plein de vigueur, de jeunesse, de force instinctive. Force, naïveté, vitalité barbares :
13. C'est là [Whitmann] un Américain selon mon cœur, un grand personnage, ignorant, fou, généreux et inspiré. Son intempérance a quelque chose de barbare, mais il a aussi le sentiment profond de la solidarité humaine et un mépris de toute petitesse qui le met au premier rang (...).
GREEN, Journal, 1943, p. 62.
2. [En parlant de l'expression, de la lang., de l'art ou des techn.]
Emploi adj. Qui est impressionnant, puissant, d'une beauté sauvage. Art, goût, expression, splendeur barbare. Synon. magnifique, somptueux, superbe :
14. L'argot pullule de mots de ce genre, mots immédiats, créés de toute pièce on ne sait où ni par qui, sans étymologies, sans analogies, sans dérivés, mots solitaires, barbares, quelquefois hideux, qui ont une singulière puissance d'expression et qui vivent.
HUGO, Les Misérables, t. 2, 1862, p. 198.
15. Mon cheval s'arrêta, le poil tout hérissé, comme au bord d'un abîme. Ce n'était pas un abîme, mais quelque chose d'extraordinaire, une œuvre de main d'homme, imprévue, grandiose, barbare : l'escalier de la route mandarine.
MILLE, Barnavaux et quelques femmes, 1908, p. 169.
Emploi subst. (cf. ex. 5).
PRONONC. :[]. Enq. ://.
ÉTYMOL. ET HIST. — 1. 1308 subst. masc. plur. « les étrangers à la civilisation » (Ystoire de li Normant, trad. Aimé, 71 dans QUEM. : li Arabi et li Barbare); 1650 « (homme) rude et cruel [d'apr. RICH.] » (D'ABLANCOURT [César] dans RICH. 1680 : Arioviste étoit un barbare furieux et temeraire); 2. 1308 adj. « des étrangers » (Ystoire de li Normant, trad. Aimé, 2, 26 dans QUEM. : lengue barbare); 1580-92 « inculte, non civilisé » (MONTAIGNE, liv. I, ch. XXXI dans GDF. Compl. : Or je trouve pour revenir a mon propos, qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation); XVIIe s. ling. « qui choque, qui est contraire aux règles » (Boileau dans Trév. 1704 : D'un seul nom quelquefois le son dur, ou bizarre Rend un poème entier ou burlesque ou barbare).
Empr. au lat. barbarus « étranger » d'apr. l'usage gr., en parlant des Romains (PLAUTE, Mil., 211 dans TLL s.v., 1735, 63), puis de tous les autres peuples (PLAUTE, Rud., 583, ibid., 1753, 71); au fig. « rude, inculte, grossier » (PLAUTE, Bacch., 121, ibid., 1739, 8); en partic. rhét. (CICÉRON, Orat., 157, ibid., 1739, 83); le lat. est lui-même empr. au gr. « étranger, c.-à-d. non grec » puis « incorrect, grossier, non civilisé » (LIDDELL-SCOTT).
STAT. — Fréq. abs. littér. :2 939. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 6 538, b) 4 786; XXe s. : a) 4 262, b) 1 791.
BBG. — DUB. Pol. 1962, p. 71, 95. — LAJAUNIE (M.-A.). Préjugés et lang. Vie Lang. 1968, p. 665.

barbare [baʀbaʀ] adj. et n.
ÉTYM. 1308; lat. barbarus, du grec barbaros « étranger ».
1 Vx ou hist. Étranger, pour les Grecs et les Romains, et, plus tard, pour la chrétienté. || Les Ostrogoths, les Wisigoths, les Vandales, les Huns, etc., peuples barbares. || Les invasions barbares.
1 (…) Ce peuple barbare (…)
Sous notre discipline est devenu romain.
Corneille, Sertorius, I, 1.
2 Il (Alexandre) ne partit qu'après avoir assuré la Macédoine contre les peuples barbares qui en étaient voisins (…)
Montesquieu, l'Esprit des lois, X, 14.
2.1 Un peu auparavant, Eusèbe faisait remarquer dans son Histoire ecclésiastique que les chrétiens étaient appelés barbares, comme appartenant à une religion étrangère et venue du dehors (…)
Émile Burnouf, la Science des religions, p. 256.
N. || Un barbare. || Une jeune barbare. || Les barbares furent assimilés (→ Assimiler).
3 Songez qu'une barbare en son sein l'a formé (Hippolyte).
Racine, Phèdre, III, 1.
4 Rome, devenue la proie des barbares, a conservé par la religion son ancienne majesté (…)
Bossuet, Disc. sur l'Hist. universelle, III, 1.
5 Théodose, averti le matin qu'un bataillon de barbares avait déserté, fut bien aise d'être défait de ces soldats infidèles (…)
Fléchier, Hist. de Théodose, III, 92.
6 Le Père de la Rédemption s'embarque à Marseille (…) il aborde le dey d'Alger, il lui parle au nom de ce roi céleste dont il est l'ambassadeur. Le Barbare s'étonne à la vue de cet Européen, qui ose seul, à travers les mers et les orages, venir lui redemander des captifs (…)
Chateaubriand, le Génie du christianisme, IV, III, 6.
2 Vieilli. Qui n'est pas civilisé. || Peuple barbare. Arriéré, primitif, sauvage.N. || Un pays de barbares.
7 Tous les étrangers ne sont pas barbares, et tous nos compatriotes ne sont pas civilisés (…)
La Bruyère, les Caractères, XII, 22.
8 La plupart des peuples des côtes de l'Afrique sont sauvages ou barbares.
Montesquieu, l'Esprit des lois, XXI, 2 (→ Barbaresque).
9 La France a été longtemps barbare, et, aujourd'hui qu'elle commence à se civiliser, il y a encore des gens attachés à l'ancienne barbarie.
Voltaire, Dialogues, 21.
10 Il se peut que longtemps avant les empires de la Chine et des Indes il y ait eu des nations instruites, polies, puissantes, que des déluges de barbares auront ensuite replongées dans le premier état d'ignorance et de grossièreté qu'on appelle l'état de pure nature (…)
Voltaire, Essai sur les mœurs, Avant-propos.
11 Au nom de Tamerlan on s'imagine un barbare approchant de la brute.
Voltaire, Essai sur les mœurs, 88.
12 Dans la progression des lumières croissantes, nous paraîtrons nous-mêmes des barbares à nos arrière-neveux.
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, X.
13 Ce qui caractérise les sauvages, c'est l'isolement et l'amour de l'indépendance (…) Ce qui caractérise les barbares, c'est la grossièreté et la rudesse des mœurs : (…) ils sont sans politesse (…) ils sont insensibles aux charmes de la poésie, de l'éloquence et de la musique, n'ayant d'estime que pour la force du corps et pour la valeur guerrière. « Il y a toujours des barbares dans les nations les plus polies, et dans les temps les plus éclairés. » Voltaire (…)
Les sauvages sont donc moins avancés en civilisation et plus voisins de l'état de nature que les barbares.
Lafaye, Dict. des synonymes, Suppl.
Coutumes barbares. || Époque barbare.Des gens barbares, incultes.(Dans des contextes laudatifs). || Force, vitalité barbare. || Un art, une beauté barbare. Sauvage.
14 (…) une époque barbare où l'on ne jugeait ni la violence ni la ruse comme nous avons coutume de le faire dans nos lois et dans nos livres sinon dans nos comportements.
Daniel-Rops, le Peuple de la Bible, III, I, p. 181.
Fig. || C'est un barbare : c'est un homme grossier et incapable d'apprécier les beautés de l'art. Béotien, brute, ignorant.REM. Ce sens a vieilli par suite de l'évolution des jugements portés sur les sociétés et les cultures différentes.
3 Qui choque, qui est contraire aux règles, au goût, à l'usage. Grossier, malsonnant, rude. || Langue, style, terme, musique barbare. || Une façon de parler barbare. Incorrect; barbarisme.
15 D'un seul nom quelquefois le son dur et bizarre
Rend un poême entier, ou burlesque ou barbare.
Boileau, l'Art poétique, III.
16 Une barbare (…) orthographe.
Molière, les Fâcheux, III, 2 (Placet de Caritidès).
17 L'esprit y est toujours naturel et exempt de ce jargon ridicule, à la fois puéril et barbare, dont plusieurs de nos pièces modernes sont si cruellement infectées (…)
D'Alembert, Éloges, Boissi.
18 Vingt jargons barbares succèdent à cette belle langue latine qu'on parlait du fond de l'Illyrie au mont Atlas.
Voltaire, Essai sur les mœurs, 12.
Par ext. (le mot peut alors être laudatif). D'une force puissante et non policée.
19 Il m'apparaît parfois que ce livre barbare (Jean-Christophe, de R. Rolland), mal équarri, sans art, sans grâce et de qualités en apparence si peu françaises, reste ce qui a été produit en France de plus important, ou du moins de plus typique, par notre génération.
Gide, Journal, 1917.
4 Vx, ou archaïsme. Qui a la cruauté du barbare. Cruel, dur, farouche, féroce, impitoyable, inhumain, sauvage, vandale. || Une lutte barbare. || Un cœur barbare (→ Affection, cit. 8). || Barbare époux (→ Arracher, cit. 25).
20 Père barbare, achève, achève ton ouvrage (…)
Corneille, Polyeucte, V, 5.
21 La gazelle s'allait ébattre innocemment,
Quand un chien, maudit instrument
Du plaisir barbare des hommes,
Vint sur l'herbe éventer les traces de ses pas.
La Fontaine, Fables, XII, 15.
22 Pour étouffer les cris que poussaient les malheureuses victimes (dans les sacrifices humains), on faisait retentir, pendant cette barbare cérémonie, le bruit des tambours et des trompettes (…)
Rollin, Hist. ancienne, 1 t. I, p. 190.
23 Immoler, égorger soi-même ses propres enfants et les jeter de sang-froid dans un brasier ardent ! des sentiments si dénaturés, si barbares, adoptés cependant par des nations entières et des nations très policées (…)
Rollin, Hist. ancienne, t. I, p. 195.
24 La populace, toujours extrême, toujours barbare quand on lui lâche la bride, va déterrer le corps de Concini, inhumé à Saint-Germain l'Auxerrois (…)
Voltaire, Essai sur les mœurs, 175.
25 Tous les animaux se défient de l'homme et n'ont pas tort; mais sont-ils sûrs une fois qu'il ne leur veut pas nuire, leur confiance devient si grande qu'il faut être plus que barbare pour en abuser (…)
Rousseau, les Confessions, VI.
Mod. (Choses). || Un crime barbare.
25.1 Que dis-je ? il n'était plus tems : son horrible conduite, ses barbares desseins avaient anéanti tous les sentimens que mon faible cœur osait concevoir, et je ne voyais plus en lui qu'un monstre (…)
Sade, Justine…, t. I, p.89.
N. (rare au fém.). || Un odieux barbare. Assassin, tigre.
26 Un juge qui, autorisé par la loi à punir d'une moindre peine, prononce la peine de mort, est un assassin et un barbare.
Voltaire, Politique et Législation, Relation de la mort du chevalier de la Barre.
CONTR. Civil, civilisé, éclairé, poli, policé. — Correct, délicat, fin, raffiné. — Bon, chrétien, humain.
DÉR. Barbarement, barbariser. — V. Barbaresque, barbarie, barbarisme.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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